Réhabilitation des plages de ponte :

Saint-Paul s'engage pour les tortues marines de La Réunion


Publié / Actualisé
Parce qu'il est urgent de réhabiliter les plages de ponte, une convention pour la gestion et la conservation des tortues marines et de leur habitat a été signée l'année dernière entre le Centre d'Etudes et de Découverte des Tortues Marines et la Région. La ville de Saint-Paul s'engage également à préserver et à améliorer les connaissances sur les tortues marines.
Parce qu'il est urgent de réhabiliter les plages de ponte, une convention pour la gestion et la conservation des tortues marines et de leur habitat a été signée l'année dernière entre le Centre d'Etudes et de Découverte des Tortues Marines et la Région. La ville de Saint-Paul s'engage également à préserver et à améliorer les connaissances sur les tortues marines.

Autrefois abondantes, les tortues marines ont frôlé la quasi-extinction en moins de trois siècles. En cause, la chasse intensive, les prédateurs ou encore l’urbanisation côtière. Néanmoins, depuis 2004, la re-colonisation reprend tout doucement mais reste fragile. Le Centre d’Etudes et de Découverte des Tortues Marines (CEDTM), association scientifique en charge de projet de sauvegarde, lutte pour la préservation et l’amélioration des connaissances sur les espèces de tortues et d’autres espèces marines.

En 2016, une première convention a été signée avec La Région. Cette année, la ville de Saint-Paul sera la première commune du département à s’engager auprès de l’Union Européenne, l'État et de la Région afin de réhabiliter cinq hectares de plages de ponte potentielle de tortues marines sur la côte ouest réunionnaise jusqu’en 2020. Car la corrélation entre les sites de ponte et la végétation du littoral est évidente. Sur cinq sites à réhabiliter, deux se situent sur le territoire de Saint-Paul : la plage de Maharani (site pilote) et la Plage Nord Ravine de Trois-Bassins. Au cœur de cette convention, quelques grandes actions seront menées en faveur de la réhabilitation des lieux de ponte des tortues marines.

- Plantation de 1500 espèces endémiques ou indigènes -

Concrètement, "il sera question de modifier l’éclairage public. La pollution lumineuse effraie les femelles en ponte et désoriente les nouveau-nés lorsqu’ils émergent du nid. Dans un second temps et dès janvier 2018, un atelier de production et de stockage de plants en lien avec la pépinière communale sera mis en place. Fortement impliqués dans ce projet, les centres de loisirs ainsi que les associations préscolaires participeront aux ateliers de plantation. Ils interviendront sur le site pilote en ce début d’année. Dans l’absolu, nous projetons de re-végétaliser les sites de ponte potentielles en remplaçant les espèces invasives par des espèces indigènes ou endémiques, attractives pour les tortues marines", précise Léo Pairain, chargé de mission "réhabilitation des plages de ponte des Tortues Marines" au CEDTM.

Ainsi dès janvier 2018, 1.500 espèces endémiques ou indigènes, à l’image des patates à Durand, manioc bord de mer, arbustes et autres lataniers prendront  racines aux abords des plages en s’appuyant sur la liste fournie par le Conservatoire Botanique des Mascarins et Kélonia. Une importante contribution au programme de la réhabilitation des sites de ponte des tortues marines et de leur habitat et qui s’inscrit dans une mesure compensatoire du chantier de la Nouvelle Route du Littoral financée par la Région Réunion.

www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Nonolela, Posté
Oui, très bonne idées, les requins bouledogues et tigres en sont friands, ils vont apprécier ce met.... et elles ne risquent pas de proliférer, leur population sera régulée par les requins... c'est un peu "le chat qui se mord la queue"..; bon çà occupe en attendant mieux