Tribune libre d'Éric Artemise :

Bassire, députée des Hauts, préfère la plage


Publié / Actualisé
Un cyclone est un moment de vérité : on voit alors qui sont les élus de terrain et les élus de bureau. Pendant le passage de Berguitta, les Réunionnais ont pu voir l'engagement des maires auprès de leurs administrés.
Un cyclone est un moment de vérité : on voit alors qui sont les élus de terrain et les élus de bureau. Pendant le passage de Berguitta, les Réunionnais ont pu voir l'engagement des maires auprès de leurs administrés.

 

On a beaucoup vu André Thien Ah Koon, infatigable sous la pluie et contre les cascades d’eau qui dévalaient les rues du Tampon. On a vu d’autres maires, admirables. Le député Ratenon s'est battu pour l'état de catastrophe naturelle, etc.

Par contre, on n’a pas vu la députée des Hauts (3e circonscription Tampon, Cilaos, Entre-Deux, La Rivière). Absente. Inexistante, pendant le cyclone et après. La Route de Cilaos est bloquée ? Le maire du Tampon bataille pour remettre de l'eau ? Bassire "lé pas la èk ça".

Elle est…à la plage, où elle manifeste contre le Coco Beach et les transatlantiques. Un comble, pour une députée dont la circonscription n’a pas d’ouverture sur la mer.

Ce n’est pas nouveau : le premier travail de Mme Bassire à l’assemblée nationale fut d’intervenir sur…les quotas de légine. A ma connaissance, il n’y  a pas de légine dans l’étang de Cilaos, ni sous la cascade de Grand-Bassin.

Ce n’est pas un crime de préférer la mer à la montagne..chacun ses goûts. Mais dans ce cas-là, il fallait se faire élire au comité des fêtes de Saint-Gilles Les Bains. Pas représentante des habitants des Hauts du sud.

Eric Artémise, électeur tamponnais et cilaosien de coeur.

   

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