Tribune libre d'Armand Gunet :

À l'ancille de la Justice


Publié / Actualisé
Lorsque notre vieille et désastreuse prison du centre-ville a été transférée à Domenjod, le ministère de la Justice, propriétaire des murs, a eu l'idée de vendre son bien.
Lorsque notre vieille et désastreuse prison du centre-ville a été transférée à Domenjod, le ministère de la Justice, propriétaire des murs, a eu l'idée de vendre son bien.

Mais son appétit d’argent a été tellement féroce que la municipalité de Saint-Denis n’a pas été en mesure d’en faire l’acquisition.

Par chance, un bailleur social pouvant bénéficier de colossales subventions et qui avait eu vent de la bonne affaire a généreusement proposé ses services pour construire dans le centre-ville historique du chef-lieu un groupe d’habitation social en lieu et place de l’ex-prison.

Pourquoi, Madame l’Ancille, ne feriez-vous pas plutôt construire des logements sociaux rue de la Paix ou place Vendôme, à Paris ?

En y installant des gens logeant à Barbès et, pourquoi pas, des migrants ?

Un concours d’idées s’impose pour trouver une meilleure destination à ce site, qui fasse l’orgueil des Dionysiens.

Le ministère de la Justice n’a pas à s’enrichir sur le dos des Réunionnais.

Sans doute faudra-t-il que le prix de vente de "Juliette" soit revu à la baisse.

À Saint-Denis, en dehors de nos vieilles maisons créoles et de quelques rares bâtiments administratifs classés, il n’y a strictement rien pour attirer les touristes.

Pas même une seule salle de concert avec un grand orgue dans toute La Réunion !!!

La très grande scène du bel auditorium "Grandmoune-Lélé", à Saint-Benoît, est désespérément vide depuis son ouverture d’un piano grand-queue.

Est-ce bien normal ?

Armand GUNET

"Réagissons !"

   

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