Tribune libre de l'UNSA Police :

Agression du 31 en région parisienne : Le syndicat "refuse la banalisation de tels faits"


Publié / Actualisé
Dans un communiqué transmis ce dimanche 7 janvier 2018, le syndicat UNSA Police revient sur l'agression de deux policiers la nuit de la Saint-Sylvestre en région parisienne. Le syndicat appelle à ce "que les auteurs soient lourdement condamnés" et veut "des solutions pour ce phénomène de plus en plus préoccupant". Ce mardi 9 janvier devant le commissariat de Police Malartic à Saint-Denis, un rassemblement de syndicats de police est prévu, l'UNSA a confirmé sa présence. Nous publions ci-après l'intégralité du courrier :
Dans un communiqué transmis ce dimanche 7 janvier 2018, le syndicat UNSA Police revient sur l'agression de deux policiers la nuit de la Saint-Sylvestre en région parisienne. Le syndicat appelle à ce "que les auteurs soient lourdement condamnés" et veut "des solutions pour ce phénomène de plus en plus préoccupant". Ce mardi 9 janvier devant le commissariat de Police Malartic à Saint-Denis, un rassemblement de syndicats de police est prévu, l'UNSA a confirmé sa présence. Nous publions ci-après l'intégralité du courrier :

Champigny-sur-Marne - Chronique d’une violence ordinaire…

Dans la nuit de la Saint Sylvestre, deux de nos collègues, intervenant sur une rixe à Champigny-sur- Marne, ont été pris à partie par une centaine de "courageux voyous", qui, à 50 contre un, les ont roués de coups. Ils se sont vus prescrire dix et sept jours d’Incapacité totale de travail (ITT).

L’UNSA Police prend acte des mots prononcés par le Président de la république et le Ministre de l’Intérieur. L’UNSA Police rappelle les dispositions de l’article 222-13 du code pénal : "Les violences ayant entraîné une incapacité de travail inférieure ou égale à huit jours ou n’ayant entraîné aucune incapacité de travail sont punies de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende lorsqu’elles sont commises : […] Sur un fonctionnaire de la police nationale, dans l’exercice ou du fait de ses fonctions, lorsque la qualité de la victime est apparente ou connue de l’auteur".

L’UNSA Police demande que les auteurs soient lourdement condamnés et effectuent réellement les peines, ce qui est loin d’être le cas en France... L’UNSA Police refuse la banalisation de tels faits. L’état doit prendre toute la mesure de ces actes graves, si ce n’était pas le cas, la future police de sécurité du quotidien serait un échec.

Sur le plan local, les fonctionnaires de police du département de La Réunion sont loin d'être épargnés par ce phénomène de violences volontaires envers les forces de l'ordre, plus de 40 collègues ont été blessés en service en 2017, avec pour certains des séquelles que le temps n'effacera pas.

L'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales, chargé d'analyser statistiquement les différents phénomènes criminels, a pu compiler les données chiffrées de cette tendance. Entre 2010 et 2015, le nombre de policiers blessés pendant leurs missions a augmenté de 25%

Devant ce déchaînement de violences envers nos collègues L'UNSA Police sera reçu par Monsieur Gérard Collomb, Ministre de l’intérieur le 10 janvier 2018 afin d'évoquer ces situations et trouver des solutions pour enrayer ce phénomène de plus en plus préoccupant, à la veille d'une réforme la Police de Sécurité du quotidien dont les contours restent flous.

Les évènements de Champigny sur marne ont généré des rassemblements de collègues sur tout le territoire national. L'Unsa Police sans banderole, sans récupération sera présente devant le commissariat de Police Malartic le 09/01/2018 à 12h00 par solidarité envers nos collègues victimes de violences dans l'exercice de leurs fonctions.

Jean Pierre LAURET
Secrétaire Régional Unsa Police

   

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