Restaurants de plage à l'Hermitage :

La député Nathalie Bassire demande le "respect des lois" et "de La Réunion"


Publié / Actualisé
Le collectif de défense du domaine public maritime, regroupant notamment des riverains, a rencontré ce jeudi 4 janvier 2018 la député réunionnaise Les Républicains Nathalie Bassire, toujours à propos de l'autorisation d'occupation temporaire des restaurants de plage à l'Hermitage. Elle demande le "respect des lois, respect de La Réunion, respect des Réunionnais, respect de notre environnement". Nous publions ci-après l'intégralité de leur courrier. (Photo d'illustration)
Le collectif de défense du domaine public maritime, regroupant notamment des riverains, a rencontré ce jeudi 4 janvier 2018 la député réunionnaise Les Républicains Nathalie Bassire, toujours à propos de l'autorisation d'occupation temporaire des restaurants de plage à l'Hermitage. Elle demande le "respect des lois, respect de La Réunion, respect des Réunionnais, respect de notre environnement". Nous publions ci-après l'intégralité de leur courrier. (Photo d'illustration)

Mesdames, Messieurs, nous souhaitons porter à votre connaissance le compte rendu de la visite de Mme Nathalie Bassire, Députée de La Réunion, membre de la Commission Développement Durable et Aménagement du Territoire à l'Assemblée Nationale.

Lors de sa visite, elle a pu reconnaître le trouble à l’ordre public et a été profondément consternée par les atteintes portées à la plage, au lagon et plus généralement à l’environnement. Elle demande avec insistance au Préfet de Réunion de rétablir l’ordre et de faire respecter les lois sur notre territoire, sur le DPM pour protéger notre lagon, sa biodiversité, son récif corallien dans la stricte application du code de l’Urbanisme.

Elle demande simplement le respect : respect des lois, respect de La Réunion, respect des Réunionnais, respect de notre environnement. Nous pouvons la remercier car c’est exactement ce que réclame le Collectif : Respect et application des lois. Nous prenons à témoin les Réunionnais de l’action de Madame la Députée qui s’engage au côté de la population, à nos côtés pour mener le combat pour la sauvegarde de notre patrimoine vivant dans les prochaines semaines à Paris comme à La Réunion.

D’ores et déjà, nous devons prendre note que nous devons tout mettre en œuvre pour sauver le lagon et notre récif corallien, car si nous reprenons un extrait d’un rapport de l’Université de La Réunion sur le lagon et les récifs, nous pouvons lire :

"A la Réunion, on peut raisonnablement estimer que les récifs coralliens rapportent plusieurs centaines de millions d’euros/an (40% des nuitées s’effectuent dans la région ouest et 88% en domaine littoral), que seuls 62% des touristes sont allés au volcan..."

Nous ne pouvons plus accepter le chantage à l’emploi mis en avant par Monsieur Yann Lefebvre du groupe Exsel. Bien au contraire, nous estimons que sa paillote est un cancer de notre économie, une concurrence déloyale. Nous demandons au maire de Saint-Paul de prendre en considération le côté Humain et Economique de ce dossier à l’échelle de la zone balnéaire et non pas simplement de l’exploitation du Cocobeach.

Dans la suite logique des audiences, nous sommes dans l’attente d’une confirmation de rendez-vous de la part du Député, Jean Hugues Ratenon et de Monsieur Olivier Hoarau, maire du Port et Vice-Président du TCO. Merci de votre attention.

Pour le Collectif de "Défense du domaine public maritime", Karl Bellon 

   

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