[VIDEO] Les ports se préparent à l'arrivée de Berguitta :

Le calme avant le cyclone


Publié / Actualisé
Branle-bas de combat depuis ce week-end dans les différents ports de l'île. Pêcheurs et plaisanciers s'activent à l'approche du cyclone tropical Berguitta. Amarrage ou mise à l'abri de leur bateau, chacun y va de sa technique afin de prévenir au maximum les dégâts. Les professionnels attendent désormais l'arrivée du météore, avec beaucoup d'appréhension. Une ambiance de calme avant le cyclone.
Branle-bas de combat depuis ce week-end dans les différents ports de l'île. Pêcheurs et plaisanciers s'activent à l'approche du cyclone tropical Berguitta. Amarrage ou mise à l'abri de leur bateau, chacun y va de sa technique afin de prévenir au maximum les dégâts. Les professionnels attendent désormais l'arrivée du météore, avec beaucoup d'appréhension. Une ambiance de calme avant le cyclone.

" Les gens ont été prévenants, nous n’avons pas trop eu besoin de crier au loup pour une fois ", reconnaît Alain Cazet, maître de port à Saint-Gilles. En effet, dès le week-end dernier, de nombreux plaisanciers avaient déjà pris les devants afin de sécuriser leur bateau. " La perspective d’une trajectoire en plein sur La Réunion a certainement contribué à cette anticipation ", confie Alain Cazet.

A Saint-Gilles, on dénombre 350 postes d’amarrage. A l’heure actuelle, 300 bateaux sont amarrés. " Les autres ont mis leur embarcation à l’abri à la Pointe des Galets ou ont purement et simplement retiré de l'eau leur engin ", détaille encore le maître de port.

Même constat du côté de Sainte-Marie où règne une ambiance de calme avant le cyclone. En effet, chacun a d’ores et déjà pris ses précautions en vue de l’arrivée du cyclone Berguitta. Ne restaient ce lundi 15 janvier que quelques pêcheurs tels que Sébastien qui s’affairaient aux derniers préparatifs. " Je renforce les amarres et je rajoute des bouées pour renforcer les rembourrages ", explique Sébastien, qui affiche une grande sérénité. " Pour un marin, c’est un coup de vent. Le tout est de bien se préparer ", dit-il, avec le sourire.

 

 

Alain Cazet, lui, n’affiche pas la même sérénité. Il a en souvenir l’épisode Bejisa, en 2014, dont le déchaînement avait endommagé 29 bateaux dans le port de Saint-Gilles et provoqué le déversement de 50 tonnes de déchets dans l’enceinte portuaire. " Puis nos infrastructures ont un certain âge. J’espère que ça tiendra ", souffle le maître de port avant de conclure : " quand on voit un météore de cette puissance, on ne peut qu’être inquiet. Même si les choses ont été bien faites, il y a une limite à tout face à la violence d’un phénomène naturel. Il ne nous reste plus qu’à attendre ".

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