Polémique sur l'affiche du Festival " Même pas Peur " :

Quand Charlie Hebdo parle de racket au "blackface"


Publié / Actualisé
L'affaire du " blackface " de l'affiche du Festival International du film fantastique de La Réunion " Même pas Peur " aura fait couler beaucoup d'encre. Outre la polémique engendrée et le remplacement de l'affiche initiale, cette information a été reprise par plusieurs médias nationaux, dont Charlie Hebdo qui évoque " un racket au blackface à La Réunion ".
L'affaire du " blackface " de l'affiche du Festival International du film fantastique de La Réunion " Même pas Peur " aura fait couler beaucoup d'encre. Outre la polémique engendrée et le remplacement de l'affiche initiale, cette information a été reprise par plusieurs médias nationaux, dont Charlie Hebdo qui évoque " un racket au blackface à La Réunion ".

Pour rappel, tout est parti d’une affiche présentant deux femmes blanches nues, peintes en noir avec des coiffures de paille. Une affichée jugée raciste par le Conseil représentatif des associations noires (CRAN) qui dénonce un " blackface ". Georges Tin, président du CRAN, dénonce " la nudité qui évoque le sauvage, l’accentuation d’une bouche rouge sang qui renvoie à l’idée de cannibalisme, les yeux rouges un peu zombies pour la notion diabolique, et puis le côté monstrueux avec les sœurs siamoises… " relate Charlie Hebdo dans son article.

"L’affiche n’est ni raciste, ni blessante, juste mal interprétée" rétorquait, Aurélia Mengin, directrice du Festival International du film fantastique de La Réunion " Même pas Peur ". Elle a malgré tout choisi de jouer la carte de l’apaisement en retirant l’affiche et en la remplaçant par une autre sur laquelle elle apparaît bâillonnée et tenant un clap sur lequel on peut lire " autocensure ".

Pour Charlie Hebdo, cette polémique " témoigne jusqu’à l’absurde de l’atmosphère de plus en plus fétide qui plane sur la liberté de création ".  " La stratégie mise en œuvre ne vise pas à débattre mais à faire taire ", peut-on encore lire dans l’article dont l’auteur estime que les méthodes du CRAN pourraient s’apparenter aux actes " d’intimidations et d’actions violentes " des " associations catholiques d’extrême droite comme Civitas ".

" L’art ouvre à toutes les interprétations, c’est même sa fonction : un artiste doit disposer de toute la liberté d’expression possible, et si son œuvre constitue un délit ou un crime puni par la loi, c’est à un tribunal d’en décider ", estime Gérard Biard avant de conclure " sinon, à force de lyncher virtuellement sur les réseaux sociaux, on finira un beau jour par trouver plus rigolo de le faire dans la vraie vie ".

www.ipreunion.com

   

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